Les perdants radicaux

Texte : Antonin Artaud, Jean Baudrillard, Charles Bukowski, Philippe Léotard, Heiner Müller, Cesar Pavese, Serge Reggiani, The Police…
Mise en scène : Raven Ruëll
Dramaturgie : David Strosberg
Interprétation : Jérôme de Falloise, Valentine Gerard, Vincent Hennebicq, Benjamin Op de Beeck, Audrey Riesen, Alexandre Trocki, Jean-Benoît Ugeux, Mieke Verdin
Scénographie : Leo De Nijs
Musique : Wim Lots
Création : octobre 2008 au KVS (Bruxelles)
Production : KVS (Bruxelles)

Lire Simenon peut nuire gravement à la santé.
Raven Ruëll a été frappé par le fait que, dans chaque histoire, quelqu’un est tué ou quelqu’un se suicide. Et la fille de Simenon a mis fin prématurément à ses jours. Ruëll voit là le motif d’une grande recherche théâtrale sur la place de la mort dans notre société, avec une équipe hétérogène (jeune/vieux, nord/sud).
Pourquoi voulons-nous écarter la mort?
Pourquoi la mort ne fait-elle pas partie de la vie?
Où sont les rituels d’adieu à nos proches?
Avec quelle communauté pouvons-nous partager notre tristesse individuelle?
Autant de grandes questions que Ruëll essaie de saisir dans un collage d’interviews et d’images qui nous prennent à la gorge. Oublions Simenon. Nous sommes tous des perdants radicaux.