Nevermore

Texte : Sta­nisław Wit­kie­wicz
Mise en scène : Nico­las Luçon
Inter­pré­ta­tion ; Ber­nard Ber­nard Grac­zyk, Chloé De Grom, Vincent Lécuyer, Débo­rah Rouach, Julien Roy, Jean-Benoît Ugeux.
Scé­no­gra­phie : Sté­phane Arcas
Créa­tion : Octobre 2015 au Théâtre de Liège
Pro­duc­tion : Ad Homi­nem, Théâtre de Liège, Théâtre de la Bal­sa­mine

Edgar Wal­por, le per­son­nage cen­tral, est un homme dévo­ré de doutes. Mal­gré tous ses efforts, il ne par­vient jamais à l’intuition d’un sens sus­cep­tible d’unifier le chaos de son expé­rience. Amour, pro­fes­sion, famille, tout semble par­tir en vrille. Les aléas de son par­cours res­semblent par ins­tant à ceux qu’on pour­rait ren­con­trer chez Tche­khov ou Dos­to­jevs­ki, si ce n’est que chez Wit­kie­wicz, la nar­ra­tion subit des dis­tor­sions étranges, des boucles, des convul­sions, qui donnent au spec­ta­teur l’impression d’observer Wal­por non pas de l’extérieur, mais étran­ge­ment, de l’intérieur. Autour de lui, une série de per­son­nages hauts en cou­leur com­posent le tableau d’une socié­té hila­rante mais débous­so­lée. On a affaire ici à un théâtre « déboî­té » : on joue avec tous les éclats d’un monde brisé, avec tous les éclats d’un sens brisé – et l’on s’y coupe. On joue, on rigole bien, mais on saigne