La possibilité d’une île

Texte : Michel Houel­le­becq
Adap­ta­tion : Aurore Fat­tier & Sébas­tien Mon­fé
Mise en scène : Aurore Fat­tier
Dra­ma­tur­gie : Sébas­tien Mon­fé
Inter­pré­ta­tion : Jean-Benoît Ugeux, Hele­na Cop­pe­jans et Ascott le chien
Créa­tion et inter­pré­ta­tion musique : Eric Ronsse
Direc­tion tech­nique : Fred Vannes
Créa­tion : Octobre 2010 au Fes­ti­val Emu­la­tion (Liège)
Copro­duc­tion : Sola­riu­mas­bl, théâtre de la place (Fes­ti­val Emu­la­tion) et théâtre de la Bal­sa­mine. Avec l’aide de la com­mu­nau­té fran­çaise de Bel­gique.

Humo­riste à suc­cès, rom­pu au sketch à scan­dale, la qua­ran­taine fati­guée, Daniel ne se recon­naît plus dans le cynisme d’un monde bru­tal. Il semble revivre grâce à sa ren­contre avec la jeune Esther. Délais­sant la science-fic­tion qui tra­verse le texte de Michel Houel­le­becq, cette per­cu­tante trans­po­si­tion scé­nique se foca­lise sur l’humain et ses inson­dables para­doxes. Le souffle ambi­tieux du roman passe ain­si à tra­vers la voix – et le corps – de son anti-héros dont les ambi­va­lences sont le reflet de nos fai­blesses et nos cou­rages. La peur du temps qui passe, l’angoisse de la mort, l’intensité de nos doutes, la fra­gi­li­té de nos cer­ti­tudes sont autant d’affects, pen­sées et sen­sa­tions char­riés par la logor­rhée d’un homme reve­nu de tout mais prompt à se perdre dans l’illusion amou­reuse. Oscil­lant entre désen­chan­te­ment, drô­le­rie et colère, son soli­loque est une attaque féroce contre une époque déva­lant à tom­beau ouvert la pente fatale de l’individualisme for­ce­né.