Des gouttes d’eau sur une pierre brûlante

Texte : Rai­ner Wer­ner Fass­bin­der
Mise en scène et scé­no­gra­phie : Cas­par Lan­ghoff
Inter­pré­ta­tion : Gabriel Da cos­ta, Aurore Fat­tier, Marie Luçon, Jean-Benoît Ugeux.
Cos­tumes et régie : Fabrice Imbert
Pro­duc­tion et assis­tant : Lei­la Di Gre­go­rio
Créa­tion : Avril 2012
Pro­duc­tion : Lit­tle Big Horn, Théâtre de la place. Avec l’aide du Com­mu­nau­té Fran­çaise de Bel­gique — Ser­vice théâtre

Nous sommes dans un appar­te­ment, ano­nyme et confor­table, en péri­phé­rie d’une grande ville alle­mande, sans doute Franc­fort ou Munich, mais en aucun cas Ber­lin. Nous sommes chez Léo­pold, trente-cinq ans, qui y a pié­gé Franz, dix-neuf ans.
Pié­gé, car Léo­pold pos­sède une voi­ture, ce qui, en plus d’en faire un homme à part entière, est un outil indis­pen­sable pour rejoindre le centre ville, où Franz vit et a ren­dez-vous.
Pié­gé, car Franz convain­cu de son hété­ro­sexua­li­té, et de la valeur morale de celle-ci, y décou­vri­ra son atti­rance pour un homme.
Pié­gé, car durant quelques mois, Franz ne sor­ti­ra pra­ti­que­ment pas de ce lieu, et qu’il y mour­ra.
« Je me suis bien fait avoir, non ? »